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Qu’est-ce qu’une maison passive ?
La maison passive est une habitation à très faible consommation énergétique. Aujourd’hui, construire « passif » n'est plus une démarche futuriste : les réalisations sont déjà nombreuses chez nos voisins allemands, suisses et autrichiens. En France, nous assistons à l'affirmation d'une tendance qui se développe rapidement, parce que la nécessité écologique et économique nous l’imposent.
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Grâce à l'optimisation des matériaux et des techniques, les performances énergétiques d'une construction passive (chauffage et eau chaude sanitaire) sont < ou = à 15 kWh/m² /an (la moyenne française est de 180 kWh/m²/an : soit 12 fois plus).
La maison passive et le bioclimatisme
On désigne généralement par maison passive, un bâtiment qui est pratiquement autonome en besoin de chauffage. Il se satisfait des apports solaires, des apports métaboliques (occupants, machines, eau chaude, ampoules, électronique, cuisine…) et d’une bonne isolation, reléguant le chauffage à un rôle d’appoint.
La norme allemande « passivhauss » est accordée à partir d’un besoin de chauffage
< 15kWh/m²/an et d’un besoin < à 50 kWh/m²/an en énergie finale. (Les 35 kW restants correspondant à la consommation du chauffage eau + électricité + VMC).
En comparaison, les logements des années 60/70 nécessitent en moyenne et en France, 320 kWh/m²/an.
Alors, même si « kWh/m²/an » est peu parlant pour le profane, voire même un peu barbare,
il est accessible pour tous que pour obtenir 15 il faut diviser 320 par 21, et on comprend avec une facilité déconcertante, que le ratio est considérable et le gaspillage d’énergie tout
autant.
En dehors des exigences minima pour obtenir les performances d’une maison passive, il y a deux manières de réduire les besoins énergétiques :
• La première consiste à sur-isoler et augmenter l’épaisseur et la qualité des vitrages pour diminuer les pertes d’énergie.
• La seconde consiste à augmenter les apports solaires : c’est le bioclimatisme, qui cherche plus à capter mieux plutôt qu’à perdre moins.
Quand le problème de fuites de calories est réglé, les apports en chaleur dus à l’activité des occupants de la maison ne représentent plus une quantité négligeable, mais au contraire deviennent la source principale de chaleur, puisque les besoins sont devenus infimes.
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Principe de fonctionnement
1) Diminuer les déperditions thermiques par transmission : pour ce faire, le coefficient « U »
de transmission thermique des parois externes de la construction doit être < 0.15W/m².°C
(la RT2005 exige 0.40) : ce qui correspond par exemple, à une épaisseur de laine de verre de 26 cm ou une épaisseur de paille de 50cm.
Un coefficient de transmission thermique de fenêtre (châssis + vitrage) < à 0.8W/m².°C et un facteur solaire > 50%.
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2) Diminuer les déperditions thermiques par ventilation : par la mise en place d’un récupérateur de chaleur double flux au moins égal à 80% de rentabilité. Toutefois, il est important que l’énergie de ventilation soit < à 0.4Wh /m³d’air. Un échangeur air/sol sous forme de puits canadien préchauffera ou rafraîchira l’air neuf, en supprimant tout risque de givrage de l’eau condensée dans l’échangeur.
Le rôle de la ventilation est d’empêcher l’accumulation d’éléments toxiques dans l’air, COV (composé organique volatil), dioxyde de carbone et d’évacuer la vapeur d’eau.
On peut aussi adjoindre une résistance électrique directement à la sortie de l’échangeur, pour gagner quelques degrés si nécessaire.
Alors que les besoins en énergie de chauffage d’une maison classique neuve s’élèvent, selon les normes en vigueur, à 110 kWh/ m² de surface chauffée, ceux d’une maison passive sont réduit à 15kWh /m²/an.
Comme on peut le voir, une maison passive est une construction de haute technologie qui peut atteindre ses performances optimales que si l’ensemble est parfaitement cohérent. Elle se pense avant d’être construite et elle demande une gestion rationnelle permanente : nettoyage des filtres de la VMC, fermeture des fenêtres et occultation obligatoire la nuit : un double vitrage non occulté par un volet plein la nuit, perd plus d’énergie au total, qu’un simple vitrage occulté par un volet sans persiennes et non ajouré.
La maison passive : les 3 critères retenus
Le standard européen de « maison passive », soutenu par 26 pays sur 27, pose trois critères, valables d'Oslo à Madrid.
1) La consommation de chauffage < 15 kWh/m²/an : correspond au stade où l’on peut quasiment se passer de système de chauffage indépendant.
2) L’étanchéité à l’air : si l’on ne veut pas chauffer, il faut que les besoins en apport de chaleur soient très faibles. Pour que la chaleur reste dans l’enveloppe étanche, il faut la récupérer et la gérer, ce qui nécessite l’usage d’une VMC avec récupération de chaleur à au moins 90%.
3) La consommation d’énergie primaire < 120 kWh/m²/an) : l’énergie primaire est l’énergie contenue dans les combustibles avant leur transformation. Le but n’est pas non plus que les "sources de chaleur internes" soient tellement importantes qu’elles en deviennent un vrai chauffage. Ce troisième critère vise aussi à les limiter naturellement et a pour objectif de défavoriser les énergies fossiles au profit des renouvelables.
La maison passive et la MOB
Même si 80% des maisons passives sont des MOB (maison ossature bois), il existe des maisons passives réalisées selon tous les types de matériaux. Il ne faudrait pas en conclure que seul l’ossature bois règle tous les problèmes de l’écologie, même s’il répond à la fois favorablement aux impératifs de préservation de l’environnement et aux exigences d’une énergie mieux maîtrisée.
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